message du président de la république à l'occasion de la journée nle. des handicapés

Message du Président de la République à l'occasion de la journée nationale des handicapés 

 14 mars 2006

 

 

En proclamant le 14 mars, Journée nationale des personnes handicapées,  l'Algérie a marqué son intérêt pour les segments de sa population souffrant  de handicaps, et pour leur réelle intégration dans la société.

 

L'année internationale des personnes handicapées, célébrée en 1981, a été renforcée par l'adoption, deux années après, de la décennie internationale  des personnes handicapées pour encourager la promotion des droits des personnes  handicapées et assurer leur pleine participation à l'activité nationale et au  développement de leur pays

 

Depuis, une étape décisive a été franchie avec succès dans la gestion d'un dossier souvent frappé du sceau de la confidentialité par les familles de personnes présentant un handicap.

 

Je dois d'abord regretter que, malgré les progrès énormes réalisés dans les techniques de la communication, l'information restait encore déficiente en ce qui concerne votre situation et tout ce que vous devriez savoir pour mieux  vivre votre handicap.

 

Ayant pris part à Tunis au Sommet mondial sur la société de l'information,  l'Algérie se doit d'utiliser davantage ce vecteur d'amélioration et de promotion  de vos droits qui sera également très utile à vos familles, à votre environnement,  mais aussi aux institutions de l'État.

 

Une meilleure information est nécessaire pour encourager un exercice  plein et entier de leurs responsabilités par les personnes handicapées en tant  que membres actifs de la société, ce qui suppose pour la société, une meilleure  connaissance de la situation des handicapés et des devoirs qui lui incombent  envers eux.

 

Ce postulat nous renvoie à celui de l'égalité des chances et à l'égalité des devoirs pour prévenir toute discrimination aux retombées négatives pour la société.

 

La créativité et le talent des personnes handicapées' ont été unanimement  reconnus en octobre 2001 par les délégations présentes à la session organisée  par l'Organisation des Nations unies. D'autre part, le Sommet Afrique-France,  tenu au mois de décembre 2005 à Bamako, s'est articulé autour de la nécessité  de reconnaître à la jeunesse le droit à la vie et à l'initiative.

 

Le droit au travail, qui est reconnu aux personnes handicapées impose  à l'État de tout mettre en oeuvre pour leur assurer l'éducation, l'enseignement  et la formation requise, ainsi que l'accès à la culture et au savoir en général.

 

Notre politique de solidarité nationale tend également à alléger  la souffrance et les difficultés rencontrées par toute personne handicapée dans  sa vie quotidienne et lui permettre ainsi de ne pas être désavantagée par rapport  à une personne valide.

 

La loi portant promotion et protection de la personne handicapée,  promulguée au mois de mai 2002, répond à cet objectif et reconnaît les droits  des personnes handicapées à une vie décente. Ces personnes ne doivent plus être  marginalisées au sein de notre société et encore moins être considérées comme  en étant exclues.

 

C'est l'occasion pour moi de saluer l'action constructive et bienfaitrice du mouvement associatif à caractère social et humanitaire qui a su mobiliser les énergies, canaliser les bonnes volontés pour les traduire en une participation  réelle et valorisante de la personne handicapée dans le processus de développement économique et social.

 

De leur côté, les pouvoirs publics prennent en charge les personnes  atteintes de maladies chroniques, voire orphelines, invalidantes, ce qui constitue  un moyen préventif supplémentaire de lutte contre le handicap.

 

Je ne saurais passer sous silence le rôle fondamental de la famille qui, par ses fonctions économiques et sociales, sera toujours le noyau de la politique d'intégration, conçue et développée en faveur des personnes handicapées.  Je ne peux qu'encourager celles des familles qui sont dans cette situation à poursuivre leur action dans le cadre de la mise en oeuvre d'une politique nationale  cohérente de promotion et de préservation de la famille, et à laquelle j'apporte  tout mon soutien.

 

Enfin, je ne puis taire les efforts fournis par la communauté internationale,  couronnés de succès, en ce début d'année, avec l'adoption de la convention globale et intégrée pour la protection et la promotion des droits et de la dignité des personnes handicapées.

 

Le nombre de ces personnes ne fait hélas qu'augmenter à travers le monde  et je ne rappellerai que pour mémoire que les mines antipersonnel en sont l'une  des principales causes. Si l'Algérie a entièrement détruit son arsenal de mines  antipersonnel, conformément à la convention d'Ottawa, le danger persiste dans  d'autres régions du monde et s'ajoute à celui que représente la persistance de conflits particulièrement meurtriers un peu partout sur la planète.

 

Mais il reste clair que c'est par notre propre action au sein de la société par un effort d'éducation de nos jeunes et par les mesures concrètes qui sont du ressort de nos institutions que nous pourrons assurer à la population handicapée une vie décente et digne, et lui permettre de son côté d'apporter sa participation active à la prospérité de notre pays et au progrès de notre société.

 

C'est ma conviction que toutes les franges de la population qui constituent  notre grande nation sont la richesse sur laquelle se fondent toutes les espérances  que nous n'avons jamais perdues, même au moment le plus fort des tourments qui  nous ont endeuillés.

 

Que ce 14 mars soit un moment de recueillement, de ressourcement pour  une Algérie toujours plus forte et plus unie.

 

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