EL MOUDJAHED

Le président et les membres de l’Association Ettahadi regroupant des handicapés moteurs, invités du Centre de presse d’El Moudjahid

 
imagePh. : Nacéra I.

Les handicapés moteurs connaissent des situations de détresse dues à la mauvaise prise en charge de leurs problèmes

Le Centre de presse d’El Moudjahid a reçu hier, le président et les membres de l’Association Ettahadi, qui regroupe et assure la défense des intérêts d’handicapés moteurs. Cette rencontre entre dans le cadre de la commémoration de la Journée internationale des handicapés.
Intervenant en ouverture de la conférence,            M. Bouzid Toufik, porte-parole de l’Association, relève que l’handicapé a des droits comme un citoyen à part entière. L’handicapé pourvu de ses droits peut être autonome à 100 % ajoute l’orateur.
M. Bouzid Toufik note que des textes juridiques existent. Il y a dans ces textes une reconnaissance des droits rattachés à la personne de l’handicapé, mais il ne trouvent pas d’application sur le terrain.
En matière d’insertion sur les lieux de travail, d’accès aux soins, d’acquisition de matériel spécifique, de droit à l’éducation de transport, tout reste à faire, relève le président de l’Association M. Hamza Bougara.
Le transport s’agissant de cet aspect de la prise en charge est censé être gratuit au vu des textes, mais la réalité est tout autre, puisque non seulement les handicapés doivent régler de leurs propres deniers, le prix du transport mais très souvent, ce qui est plus grave, voient les transporteurs refuser de leur permettre l’accès aux véhicules. Sur les transports aériens, il est prévu des réductions qui n’apparaissent quand le besoin s’en fait sentir.
Le président de l’Association affirme que les services concernés ont été saisi en de multiples occasions sans qu’une suite ne soit donnée aux doléances.
Concernant l’allocation mensuelle qui est versée aux handicapés, elle n’a pas évolué elle aussi, en dépit des augmentations décidées par les pouvoirs publics.
Elle reste bloquée à 3000 DA/mois. Elle est versée avec beaucoup de retard aussi.
En matière d’insertion dans les établissements scolaires, les difficultés sont de la même nature, beaucoup d’enfants handicapés moteurs sont condamnés à l’inactivité, faute de pouvoir se déplacer et de prise en charge.
Les parents croulent sous les problèmes et les situations désespérées qu’ils ont à affronter.
Concernant l’accès aux soins et les remboursements au niveau des caisses de sécurité sociale, le président de l’Association affirme que les handicapés moteurs souffrent des pesanteurs bureaucratiques.
Pour l’exemple, les changements nés du nouveau découpage administratif ne sont pas encore réels. Des caisses dépendant des wilayas de Tipasa par exemple alors qu’elles sont intégrées aujourd’hui à la région d’Alger. Cela crée beaucoup de confusion 60 000 personnes souffrent au niveau de la wilaya d’Alger de ce problème actuellement selon M. Bougara Hamza.
Il n’y a pas de convention CNAS-secteur privé, et en cas de besoin, radiographie, IRM, etc., nous déboursons de notre propre poche les frais occasionnés qui sont très lourds.
Depuis 1999, les problèmes liés à l’assurance sociale demeurent posés relève le président de l’Association.
Le cas d’un père de famille, lui-même malade, qui a à sa charge trois jeunes filles handicapés moteurs, des myopates, dont l’une présente son bac cette année est révélateur de cette détresse.
Mme Haddad Zakia, membre de l’Association, handicapée, parle avec beaucoup d’amertume des difficultés rencontrées pour trouver du travail.
Licenciée en droit, elle a déposée plusieurs CV, demeurés sans réponse dit-elle.
Pour l’intervenante, les demander en formation demeurent importantes au niveau des handicapés moteurs, mais très peu sont satisfaites.
Concernant les fauteuils roulants, ceux qui existent sur le marché ne sont pas fonctionnels note le président de l’Association et leur prix demeure relativement élevé.
Les fauteuils venant de l’importation sont tout simplement hors de prix.
Une batterie pour chaise roulante électrique coûte la bagatelle de 46 000 DA. Il s’agit d’un produit local affirme le père des jeunes filles myopates.
Le président et les membres de l’Association Ettahadi, ont rendu un puissant hommage au Président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, pour l’intérêt qu’il a toujours porté à la condition et à la situation des handicapés, les textes juridiques qui protègent leurs droits inspirés des orientations du Chef de l’Etat.
Ils regrettent que cette volonté du premier magistrat du pays trouve des obstacles à s’investir sur le terrain en dépit de nombreux rappels et mises en garde. La bureaucratie reste particulièrement vivace. Elle est pesante et pèse d’un poids très lourd sur le sort des handicapés qui revendiquent une allocation mensuelle de 12 000 DA/mois pour pouvoir subvenir au minimum de leurs besoins et être moins dépendants.
L’Association Ettahadi en ce qui la concerne ne bénéfice pas selon ses représentants de subvention et vit de dons privés émanant de personnes charitable pour fonctionner et tenter de porter ses revendications auprès des autorités publiques.
T. M. A.

Une seule pièce d’habitation et trois jeunes filles handicapées moteurs en fauteuils roulants
Trois jeunes filles handicapées moteurs et une seule pièce pour abriter toute la famille, et les chaises roulantes.
C’est, l’histoire d’un père dont on a entendu le cri de détresse lors de la conférence-débat qui s’est tenue au centre de presse d’El Moudjahid avec l’association Ettahadi regroupant des handicapés moteurs.
Ces trois jeunes filles atteintes de malformations aggravées au niveau de la colonne vertébrale,
se déplacent en fauteuils roulants.
S’agissant du fauteuil électrique, la seule batterie de fabrication locale revient au prix faramineux de 46.000 DA.
Le fauteuil n’est pas utilisé pour cette raison. Les trois jeunes filles en question sont scolarisées l’une d’elle passera son Bac cette année.

Une batterie  de fabrication locale pour fauteuil roulant électrique  à 46.000 DA
C’est au prix faramineux  de 46.000 DA que revient l’acquisition d’une batterie de fabrication locale pour fauteuil roulant électrique.
Le prix annoncé par le président de l’association Ettahadi a fait l’effet d’un électrochoc sur l’assistance venue rencontrer les membres de l’association dans le cadre d’une conférence-débat organisée au centre de presse d’El Moudjahid.
Le père des trois jeunes filles handicapées moteurs a assuré qu’il a dû abandonner l’usage de ce type de moyen de locomotion en raison du prix de revient exorbitant que nécessite son usage.
Elles sont accompagnées par leurs camarades de classe. L’une d’elle a vu son cas se compliquer très gravement, ce qui nécessite une intervention chirurgicale à l’étranger selon les spécialistes.
Un dossier est en voie de constitution selon le père qui espère voir aboutir la demande de prise en charge

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