La sclérose en plaques: 80.000 personnes concernées

La sclérose en plaques: 80.000 personnes concernées

Première cause de handicap neurologique acquis chez l'adulte jeune, la sclérose en plaques (SEP) touche environ 80.000personnes en France. Considérée comme une maladie auto-immune, elle s'attaque à la myéline, la substance qui entoure les neurones du système nerveux central.(Publicité) La sclérose en plaques est caractérisée par une atteinte des manchons de myéline du système nerveux central, la gaine protectrice permettant la transmission rapide de l'influx nerveux du cerveau au reste du corps, suivie d'une dégénérescence des axones. Un phénomène dû à la transformation du lymphocyte, la cellule immunitaire du sang, en lymphocyte activé agressif. Transformé, le lymphocyte entre dans le système nerveux central, y prolifère, se divise, provoquant ainsi une réaction inflammatoire. L'inflammation va détruire la gaine de myéline, amenant au blocage des informations envoyées par le cerveau au reste du corps, entraînant à long terme un handicap plus ou moins fort.

Différents signes peuvent alerter: l'apparition d'une faiblesse musculaire localisée, provoquant une gêne de la motricité; la diminution de la sensibilité de certaines partie du corps, des engourdissements, des fourmillements, une déficience de l'acuité visuelle ou une vision double, une perturbation de fonctions cérébrales (déficit de la mémoire, des capacités d'attention, etc.)...

Le traitement de la SEP s'inscrit dans une démarche pluridisciplinaire. A ce jour, trois types de traitements sont utilisés. Un traitement de fond à base d'immuno-modulateurs ou d'immuno-suppresseurs permet de limiter l'inflammationdu système nerveux central, et par conséquent de diminuer les poussées.

Plusieurs études ont montré que les interférons diminuaient d'environ 30% la fréquence des poussées dans les formes rémittentes de la maladie. Des corticostéroïdes peuvent être prescrits lors de poussées brutales, mais cette prescription n'est pas systématique. Une prise en charge thérapeutique peut également être envisagée, notamment pour soigner les patients atteins de raideurs musculaires, de douleurs ou de troubles urinaires. Un soutien psychologique est apporté aux patients tout au long de leur maladie leur permettant de passer certaines épreuves (annonce du diagnostic, gestion des difficultés du quotidien, etc.) plus sereinement.

La SEP entraîne handicap physique et social, dont la lourdeur dépend de la forme clinique, du mode évolutif et du degré de sévérité de l'atteinte. Son coût est très variable du fait de l'hétérogénéité des formes cliniques, de l'évolution particulière à chaque patient et des degrés de handicap qui en découlent.

 

 

 

 

Aucune note. Soyez le premier à attribuer une note !

Ajouter un commentaire

Vous utilisez un logiciel de type AdBlock, qui bloque le service de captchas publicitaires utilisé sur ce site. Pour pouvoir envoyer votre message, désactivez Adblock.

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site

×